A propos du Gabon

30%

Taux de pauvreté (2014)

1.96%

Taux de croissance démographique

0.68

Indice de Developpement Humain (2014)

96.4%

Taux de scolarisation net (2012)

4%

Taux de croissance économique (2015)

86%

Taux d'urbanisation

Introduction

Image de la foret gabonaiseForet gabonaise


Contexte de développement économique et social

Le Gabon est un pays de l’Afrique Centrale peuplé de 1,8 millions d’habitant sur un territoire de 266667 km2, soit 6,7 habitants au km2. Le taux d’urbanisation au Gabon est de 86. Pays à revenu intermédiaire de tranche supérieure, le Gabon a un revenu national brut par habitant (9720 dollars Atlas Method en 2014), plus élevé que celui enregistré par l’Afrique au Sud du Sahara (1368 dollars) et les pays à revenu intermédiaire tranche supérieure (7901 dollars). En 2015, le Gabon a réalisé une croissance du PIB par habitant de 4% en baisse par rapport à 2014 (5,1%) et les années précédentes (5,5% en moyenne entre 2012 et 2013). Les projections indiquent un taux de croissance de 3,2% pour 2016. La chute des cours du pétrole brut de 105 à 35 dollars le baril respectivement de 2012 à 2015 explique le ralentissement de la croissance économique du pays.

L’économie gabonaise est dominée par le secteur pétrolier dont la contribution au PIB est cependant en recul avec 31,6% du PIB en 2015 contre 46% en 2013. En 2013, les autres secteurs d’activités contribuaient à hauteur de 35,3% pour le secteur tertiaire, 13,1% pour l’industrie et 5,6% pour l’agriculture et la foresterie.  Les exportations sont dominées par les hydrocarbures avec des  contributions de 80,5% en 2013 et de 77,3% en 2014. Le manganèse et le bois ont profité de la baisse des exportations des hydrocarbures. Ainsi le manganèse a contribué dans l’ensemble des exportations à hauteur de 8,6% et 10,4% respectivement en 2013 et 2014 tandis que le bois a fourni 8,4% en 2013 et de 9,2% en 2014 de ces exportations.

En ce qui concerne l’évolution des prix à la consommation, après les faibles taux d’inflation de 2,7% et 0,5% enregistrés respectivement en 2012 et 2013, un taux de 4,5% a été enregistré en 2014. Les mesures sociales prises en 2014 pour améliorer la situation des groupes vulnérables comme l’augmentation du salaire minimum, et celle des primes de transport pourraient expliquer la poussée de l’inflation entre 2013 et 2014. En 2015, le Gabon a enregistré une quasi-stagnation des prix avec un taux d’inflation de 0,1%.

L’épargne nationale devrait s’établir en 2015 en pourcentage du PIB à hauteur de 28,5% comparé aux 42,3%, 40,6% et 36,9% réalisés respectivement en 2012, 2013 et 2014. L’investissement public en pourcentage du PIB a décru passant de 12% en 2012, à 10,9% en 2013 et à 7,1% en 2014 avec une prévision de 7,4% en 2015.  
Les revenus pétroliers encore au-dessus de 50% de contribution à l’ensemble des recettes publiques (51,3% en 2013 et 57,7% en 2014) n’ont représenté que 39,1% de ces recettes en 2015. La baisse des recettes publiquesoccasionne des contraintes budgétaires. Le solde budgétaire (base engagement) a été négatif en 2015 (-3,4% du PIB)) après avoir été positif entre 2012 et 2014.

Le solde des transactions courantes a aussi affiché un déficit en 2015 (-1,9%) après avoir été positif entre 2012 et 2014. Les investissements directs étrangers ont représenté 5,1% du PIB en 2012, 5,6% en 2013 et 2014. Ils sont estimés à hauteur de 7,3% du PIB pour 2015.
La période 1990-2015 considérée pour la mise en œuvre des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) a été marquée par une croissance de l’économie modeste avec un taux de 2,36% en moyenne annuelle, juste au niveau du taux de croissance démographique estimé à 2,4%. Par décade, la croissance a été positive sur la période 1990-1999 avec 2,48% de taux de croissance,  insignifiante sur la période 2000-2009 avec un taux de 0,54% et plus soutenue de 2010 à 2015 avec une croissance moyenne annuelle de 5,42%.

Le développement humain progresse lentement. L’indice de développement humain (IDH) du Gabon est passé de 0,679 en 2013 à 0,684 en 2014 (110ème sur 188 pays), plus que la moyenne de l’Afrique au Sud du Sahara (ASS avec 0,518) et celle des pays à développement moyen (0,630) au cours de la même année. Pour chacune des dimensions de l’IDH, le Gabon se positionne bien au-dessus des moyennes de l’ASS avec une l’espérance de vie à la naissance de 64,4 ans, une durée moyenne de scolarisation de 7,8 ans et un revenu par habitant de 16367 dollars en PPP. En termes d’évolution, le Gabon a vu son IDH progresser moins vite sur la période 2010-2014 avec un taux de croissance de 0,76% que l’ensemble de l’ASS (0,94%)  ou des pays à développement humain moyen (0,78%) (PNUD, HDR, 2015).


Etat de réalisation des objectifs du millénaire pour le développement au Gabon

 

La lutte contre la pauvreté, des progrès à confirmer

 

La forte croissance de ces dernières années au Gabon pourrait y avoir infléchi la dynamique et le profil de pauvreté.  Cependant, aucune enquête sur le niveau de vie des ménages n’a été menée au Gabon depuis celle de 2005 pour produire une analyse fine et rigoureuse de la pauvreté dans le pays. Il reste sur la base des données disponibles pas nécessairement comparables qu’une réduction timide de la pauvreté se serait produite. Le taux de pauvreté estimé à 33,5% en 2005, se situerait à 30% en 2014. Les zones rurales auraient la plus forte prévalence de la pauvreté contrairement aux zones urbaines où se trouvent concentré l’essentiel des activités économiques.
Les résultats en ce qui concerne la réduction de la proportion de la population souffrant de la faim sont conséquents. La proportion de la population ayant une alimentation n’atteignant pas le niveau calorifique minimal a diminué, passant de 10% en 1990 à 6,2% 2015. La proportion des enfants de moins de cinq ans affectée par l’insuffisance pondérale a baissé, passant de 10% en 1990 à 6% en 2012.


Sur la base de l’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM), le Gabon affiche un IPM de 0,073 pour un taux de pauvreté multidimensionnelle de 16,3%. La proportion de la population connaissant une pauvreté multidimensionnelle extrême est estimée à 4,4%. Les contributions les plus élevées à cet état de pauvreté multidimensionnelle viendraient des privations en matière de santé et des conditions de vie. Le coût de la vie qui est considéré comme excessif dans le pays, en témoigne le programme de lutte contre la vie chère, pourrait expliquer dans une certaine mesure cette situation les difficultés d’accès aux services de santé pour une frange importante de la population. A cela s’ajoute aussi l’accès aux sources de revenus et particulièrement aux emplois décents qui peuvent fournir des revenus consistant pour échapper aux privations.


Les inégalités sont fortes au Gabon, leur ampleur est telle que qu’elles occasionnent des pertes de développement humain de 24%, ramenant ainsi l’IDH ajusté aux inégalités à 0,519. Ces pertes sont plus fortes en matière de santé puisque les inégalités causent des pertes d’espérance de vie de 28% ; ces pertes sont de 23,5% pour l’éducation et de 20,4% pour le revenu.
L’emploi est caractérisé par une certaine précarité. 32% des emplois étaient considérés comme précaires en 2010. Une large part des emplois précaires sont exercés dans le secteur informel (57% en 2010). Les femmes sont plus exposées aux emplois précaires (39,1%) que les hommes (27,7%). Les effectifs de la fonction publique ont progressé atteignant 87378 agents en mars 2015 contre 84083 la même période. Les effectifs du secteur privé ont aussi augmenté avec 75752 agents en 2014, soit une augmentation de 4,2% par rapport à 2013.


Le gouvernement a lancé une stratégie d’investissement humain pour améliorer les conditions de vie des plus vulnérables. Les mesures de protection sociale ont aussi été renforcées à travers l’inclusion d’une frange importante de la population à la Caisse Nationale d »Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS).

 

Education pour tous assurée

 

D’importants efforts ont été fournis en matière d’éducation primaire avec un taux de scolarité net qui a progressé de 88,4% en 1990 à 96,4% en 2012. Mais le taux d’achèvement dans le primaire semble avoir décru, passant de 62,08% en 2007, à 40,04% en 2015. L’alphabétisation parmi les jeunes de 15 à 24 ans a aussi remarquablement progressé atteignant un taux de 88,4% en 2012, dont  92,4% pour les femmes et 84,4% pour les hommes. Ce niveau d’alphabétisation du Gabon de 15-24 ans se révèle plus élevé que la moyenne africaine pour cette tranche d’âge et l’ensemble des pays en développement.


L’amélioration de la qualité de l’enseignement demeure un défi. Il en est de même pour les capacités du système scolaire et de formation professionnelle à développer des connaissances et savoirs faire des apprenants, y compris leurs capacités techniques, de créativité et d’innovation. 

 

Les progrès en matière de parité de genre

 

La parité de genre atteinte en 1990 dans l’éducation primaire avec 99 filles pour 100 garçons serait en recul en 2014 avec 95 filles pour 100 garçons. Elle est cependant atteinte dans le cycle secondaire pour 1,2 à l’avantage des filles. En 2005, 110 filles sur 100 garçons fréquentaient l’éducation secondaire et 125 filles pour 100 garçons entre 2010 et 2015. Quant à l’enseignement supérieur, des progrès notables ont aussi été enregistrés. La présence des filles s’y est accrue passant de 51,28% en 1990 à 81,32% en 2011. 


Sur le plan de la participation citoyenne, les femmes étaient 17,4% à occuper un siège au parlement en 2015 contre 10,8% en 1998. Les femmes occupent actuellement le quart des postes ministériels. Le taux d’activité de la population féminine est plus faible que celui des hommes (56% contre 65,1% en 2012). La proportion des femmes salariés dans le secteur non agricole a augmenté passant de 29,8% en 1990 à 38,56% en 2015.


L’indice d’inégalité de genre reste encore élevé au Gabon, 0,514 selon l’estimation du PNUD (2015) plaçant le Gabon en 113ème position, ce qui est une contreperformance par rapport à son classement de l’IDH. Il se trouve cependant que l’espérance de vie à la naissance des femmes (65 ans) dépasse celle des hommes (63 ans). La durée moyenne de scolarisation des filles (8,9 ans) dépasse aussi celles des garçons (6,6 ans). En termes de revenus, les hommes (19177 $PPP) afficheraient un revenu par habitant plus élevé que celui des femmes (13527 $PPP).


La santé infantile et celle des enfants de moins de cinq ans progressent
Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé de 94,4 pour mille en 1990 à 56 pour mille en 2015. Pour la mortalité infantile, celle-ci a baissé de 65 décès en 1990 à 39 décès en 2015 pour mille naissances vivantes. La proportion des enfants de moins de douze mois vaccinés s’est accrue, passant de 13% en 1990 à 80% en 2015. L’éducation des parents et particulièrement de la mère, de même que leur cadre vie constituent des facteurs qui influent sur la santé infantile et des enfants de moins de cinq ans. 

 

La santé maternelle progresse quoique lentement

 

On observe aussi une réduction de la mortalité maternelle de 270 décès en 1990 à 164 décès en 2012 pour cent mille naissances vivantes. La proportion des accouchements assistés par du personnel de santé a progressé de 62% en 1990 à 90% en 2012. Une éducation précoce en santé de la reproduction et en planning familial de même que les mesures de soutien à la mère et enfants prises dans le dispositif de protection sociale devraient permettre d’accélérer les progrès en matière de santé maternelle.


La lutte contre le VIH/SIDA et les autres maladies à la traine
Les progrès de lutte contre le VIH/SIDA et la malaria sont mitigés. En ce qui concerne la lutte contre le VIH SIDA, un accroissement de la prévalence était observé pour les personnes âgées de 15 à 49 ans de 1,2% en 1990 à 8,1% en 2000. Les efforts fournis par la suite ont fait chuter ce taux de prévalence à 3,78% en 2015. Les jeunes de 15-24 ans ont aussi vu leur taux de prévalence baisser de 2,3% en 2007 à 1,5% en 2015. L’accès aux antirétroviraux (ARV) a touché 45,79% des personnes vivant avec le VIH/SIDA en 2014, ce qui est un progrès par rapport aux 22,5% observées en 2010.

 

La prévalence à la malaria s’est accrue, elle est passée de 7,49 cas pour 100 000 habitants en 2010 à 14,2 cas pour 100 000 habitants en 2013. Le taux de prévalence de la tuberculose a progressé continuellement entre 1990 à 2014, passant respectivement de 370 cas à 578 pour 100 000 habitants.

 

La lutte contre le VIH/SIDA demeure un défi et la poursuite de la baisse de la pandémie une exigence compte tenu du niveau de prévalence encore élevé. Les efforts visant à renverser la récurrence et l’importance de la malaria et de la tuberculose seront à réévaluer pour définir des stratégies plus efficaces.

 

L’environnement est protégé

 

Le Gabon, couvert à 88% par des forêts qui constituent de « puits » de carbone importants, s’illustre par de nombreuses mesures visant la protection de la nature et de la biodiversité. Le pilier Gabon vert du Plan stratégique Gabon Emergent vise à garantir le développement durable dans le pays. La biodiversité et les forêts sont protégées, notamment à travers la constitution de parcs nationaux qui couvrent 11% du territoire national et l’interdiction de l’exportation des grumes, la réduction du torchage du gaz dans les champs pétroliers.  La loi portant orientation du développement durable règlemente le domaine environnemental. Le plan national d’affectation des terres devrait compléter ce dispositif.


Les exportations de bois brut ont été interdites depuis 2009 et les plans d’aménagement forestier ont été rendus obligatoires pour tous les opérateurs forestiers. L’intégration des  sites RAMSAR (depuis 2006) au capital naturel à protéger devrait porter les perspectives des terres protégées à 21% d’une part, et d’autre part, la création des parcs marins va consacrer 23% du potentiel de la Zone Economique Exclusion.


Entre 1994 et 2000, les proportions des émissions liées aux activités énergiques de torchage, industrielles et agricoles ont baissé. Les baisse des émissions de torchage de 17% devrait se poursuivre en partenariat avec les opérateurs pétroliers jusqu’en 2035.

La proportion de la population ayant accès à une source d’eau potable a progressé, passant de 58,04% en 1993 à 89% en 2012 avec, cependant, des disparités encore criardes entre zones urbaines et zones rurales. En 2012, 42,2% de la population rurale avait accès à l’eau potable pour une proportion deux fois plus importantes (95,6%) dans les zones urbaines.
Le Gabon est conscient qu’il lui faudra concilier les impératifs de développement des activités agricoles et de la foresterie avec ceux de la préservation de l’environnement.  

 

Le Gabon a opéré une mutation qualitative en matière des NTIC
Le nombre d’utilisateurs d’Internet au Gabon a été multiplié environ par trois passant de 275 669 en 2010 à 742 538 individus en 2014. Le taux de pénétration est spectaculaire, 76% en 2014 contre 1,22% en 2000. Le lancement des produits à forte valeur ajoutée (3G et 4G) a permis le développement des innovations  et  l’inclusion financière à travers les e-transferts, les e-paiements et l’e-épargne pour les populations non bancarisées.

 

Le Gabon, comme tous les pays du monde, s’est engagé à relever le défi de la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) contenus dans le programme de développement à l’horizon 2030 adopté à l’assemblé générale des Nations Unies en 2015. Le PNUD appuiera en synergie avec l’ensemble des partenaires techniques et financier, les efforts du Gabon en matière d’intégration et de mise en œuvre des ODD dans le cadre du Plan Stratégique Gabon Emergent et de la stratégie d’investissement humain.


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