Niveau record des financements en faveur de l’environnement mondial

16 avr. 2014

30 bailleurs de fonds ont annoncé aujourd’hui qu’ils verseraient 4,43 milliards de dollars de contributions au Fonds pour l’environnement mondial (FEM) afin de soutenir les efforts déployés par les pays pour lutter contre la dégradation de l’environnement mondial au cours des quatre prochaines années.
« La décision annoncée aujourd’hui montre clairement que la communauté internationale estime urgent d’inverser les tendances négatives observées dans l’environnement si l’on veut assurer un avenir viable pour tous », affirme Naoko Ishii, directrice générale et présidente du FEM. « Je suis très encouragée de voir un aussi large groupe uni par la conviction que le FEM peut jouer un rôle crucial en aidant à opérer cette transformation. »
Les ressources mobilisées aideront à financer des projets dans plus de 140 pays afin de lutter contre les nombreuses menaces qui pèsent sur l’environnement mondial, notamment le changement climatique, le déboisement, la dégradation des sols, l’extinction de certaines espèces, les produits chimiques et les déchets toxiques, ainsi que les menaces qui pèsent sur les océans et les ressources en eau douce. Le FEM est le principal mécanisme mis en place au niveau mondial en vue d’aider les pays en développement à faire le nécessaire pour honorer les engagements qu’ils ont pris dans le cadre des principaux accords multilatéraux sur l’environnement.  Pour la sixième reconstitution de la Caisse du
FEM (FEM-6), les bailleurs de fonds ont approuvé un nouveau mécanisme de financement à l’appui de la Convention de Minamata sur le mercure, dont l’adoption en 2013 a porté à cinq le nombre total de conventions internationales sur l’environnement appuyées par le FEM.
« Le Fonds pour l’environnement mondial a gagné la confiance des partenaires de développement grâce à son excellent travail en matière de protection de l’environnement et à sa gestion efficace de leurs ressources »,  souligne Joachim von Amsberg, vice-président chargé des financements concessionnels et des partenariats mondiaux au Groupe de la Banque mondiale,  qui fait office d’Administrateur du FEM. « La communauté internationale a de grands défis environnementaux à relever, et le financement du programme de FEM-6 nous aidera à atteindre notre objectif commun de développement durable. »

Les bailleurs de fonds ont souligné la contribution du FEM à la recherche de solutions novatrices et intégrées aux enjeux environnementaux mondiaux. L’une des nombreuses innovations inscrites au programme de FEM-6 est l’adoption à titre pilote d’une nouvelle approche intégrée visant à relever ces enjeux en s’attaquant à certaines causes sous-jacentes de la dégradation de l’environnement, un accent particulier étant mis par exemple sur la sécurité alimentaire en Afrique, le développement urbain durable et la création de filières mondiales d’approvisionnement en produits de base qui excluent le déboisement — questions qui ne peuvent être réglées que si l’on parvient à réunir autour d’un programme d’action commun de nombreux acteurs représentant un large éventail de pays et de secteurs.
« Pour avoir un impact sur l’environnement mondial, il faut que les gouvernements, les entreprises et les ménages tiennent systématiquement compte des considérations environnementales dans les décisions qu’ils prennent. FEM-6 intervient à un moment critique et offre un cadre essentiel pour encourager toutes les parties prenantes à jouer leur rôle », note le Secrétaire des finances et du crédit public du Mexique,  Luis Videgaray, qui accueillera une Assemblée des 183 pays membres du FEM à Cancun (Mexique), en mai prochain.
Le programme de FEM-6 prévoit d’allouer une plus grande partie des ressources aux pays bénéficiaires à faible revenu. Le FEM poursuivra également ses travaux dans des domaines tels que la mobilisation du secteur privé, la transversalisation de la problématique hommes-femmes et la collaboration avec les organisations de la société civile, à quoi s’ajoute un recentrage sur les résultats et la mobilisation d’autres sources de financement à l’appui de l’environnement mondial en accroissant les niveaux de cofinancement de ses projets.
Pour soutenir ces efforts, le FEM formule actuellement une stratégie à long terme, FEM 2020, qui vise à renforcer l’impact de ses interventions en les axant davantage sur les causes sous-jacentes de la dégradation de l’environnement.
« On dispose de meilleures données scientifiques attestant que l’activité humaine peut conduire à des points de non-retour, avec un risque de changement environnemental brutal et  irréversible. En mettant l’accent sur les agents du changement et en cherchant à produire des avantages multiples, le FEM est sur la bonne voie pour infléchir les tendances inquiétantes observées dans l’environnement mondial », note Doris Leuthard, responsable  du Département fédéral suisse de l’environnement, des transports, de l’énergie et des communications,  qui a organisé la réunion à Genève.

                Le FEM en bref
Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) réunit 183 pays – en partenariat avec des organisations internationales, des organisations de la société civile et le secteur privé – pour s’attaquer à des problèmes environnementaux à caractère mondial tout en encourageant un développement durable au niveau national. Il finance des projets dans les domaines suivants : diversité biologique, changement climatique,  eaux internationales, dégradation des sols, appauvrissement de la couche d’ozone et polluants organiques persistants.

Depuis sa création en 1991, le FEM a accompli un travail impressionnant, accordant 12,5 milliards de dollars à titre gracieux et mobilisant 58 milliards de dollars de cofinancements à l’appui de plus de 3 690 projets dans 165 pays. Dans le cadre de son programme de microfinancements, il a également accordé plus de 16 000 financements directement à des organisations de la société civile et à des associations locales, pour un  montant total de 653 millions de dollars.
Contact : Christian Hofer, chargé des communications senior, GEF. chofer@thegef.org.

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