Promouvoir l’égalité des sexes

Où en sommes-nous ?

Couturieres gabonaisesCouturieres gabonaises. Photo: PNUD

L’Objectif 3 du millénaire pour le développement vise la promotion de l’égalité  des sexes et l’autonomisation des femmes. Il est centré sur une cible qui vise à « Eliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d’ici 2005 si possible, et à tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard ». Les performances des pays sont captées à travers les trois indicateurs suivants :

  1. Indice de parité entre sexes (IPS) dans l’enseignement primaire;
  2. Proportion de femmes salariées dans le secteur non agricole
  3. Proportion des sièges occupés au Parlement

Les tendances mondiales

  • L’égalité des sexes est encore plus près d’être réalisée au niveau de l’enseignement primaire; cependant seulement 2 pays sur 130 ont atteint cette cible à tous les niveaux d’éducation.
  • Au plan mondial, 40 emplois salariés sur 100 dans le secteur non agricole sont détenus par des femmes.
  • Au 31 janvier 2013, la représentation parlementaire moyenne des femmes était un peu au-dessus de 20 % dans le monde.

Les progrès du Gabon vers l’OMD 3
La parité fille-garçon au niveau de l’éducation primaire et secondaire est un acquis pour le Gabon mais des efforts restent à faire au niveau de l’emploi des femmes.
L’égalité en droit entre les hommes et les femmes est reconnue par la constitution. Ce principe est repris dans plusieurs textes juridiques tels que le code du travail et le statut général des fonctionnaires. Le Gabon a également souscrit aux orientations définies par les Nations Unies à travers la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW, ratifié en 1983), le programme d’action de Beijing pour la promotion de la femme adopté en 1995, les OMD, ainsi que la Déclaration des Chefs d’Etat de l’Union Africaine sur l’égalité en 2004.
Le problème d’inégalité due à l’iniquité de l’accès à la scolarité entre les garçons et les filles n’est pas connu dans le système éducatif gabonais. L’indice de parité est quasiment de 100% au primaire et se situe à environ 110% au secondaire en faveur des filles.

De nombreux défis demeurent cependant avec notamment une situation des femmes plus pauvres et plus exposés au chômage que les hommes. Ainsi le pays devrait continuer ses efforts ce qui concerne l'accès des femmes à la santé, à l'instruction ainsi qu'aux postes de responsabilité dans l'administration publique et les autres instances de décision.
Environ 34,5% des femmes travaillent en 2012 dans le secteur non agricole contre 29,8% en 1993. En 2009, les femmes représentaient 36% de l’effectif de l’administration gabonaise.
La proportion des sièges occupés par les femmes à l’Assemblée nationale montre une évolution de 5,83% en 1990-1996 à 14,17% en 2012. Au Sénat, la tendance est à la hausse entre 2000 et 2010, passant de 11,8% de la première législature (1997-2002) à 16.51%.à la législature actuelle (depuis 2009)

 Proportion des femmes salariées dans le secteur non agricole Sources: RGPH 1993, EGEP 2005, MDG database ONU

 

 

 

 

 

 

 

 

Défis pour atteindre la cible

Pour amener les filles à accéder à l’école au même titre que les garçons, les pouvoirs publics ont pris des mesures d’ordre juridique obligeant tous les enfants sans discrimination de sexe à bénéficier de l’éducation et de la formation (conformément à la loi 21 /2011). On dénote les campagnes de sensibilisation sur les maladies sexuellement transmissibles et le VIH régulièrement menées par des structures appropriées au sein des établissements  scolaires, la baisse de la mortalité maternelle et infantile, l’amélioration de l’alphabétisation et la scolarisation primaire, ou encore les projets d’autonomisation et autres politique en faveur des femmes.
L’égalité entre les sexes bien qu’apparente, ne doit pas occulter les écarts non moins perceptibles présentés plus haut. Il est nécessaire de:

  • Réaménager des codes (Travail, civil sécurité sociale) qui présentent des articles discriminatoires  et qui méritent d’être révisés pour cadrer avec les recommandations internationales et  l’esprit  du principe d’égalité prôné par constitution;
  • D’approfondir la sensibilisation des filles et des parents aux avantages liés à la scolarisation des jeunes filles;
  • De poursuivre la sensibilisation de la jeune fille sur les risques de la maternité précoce et la sexualité;
  • Elaborer des textes d’applications de la loi 1/2000 portant protection sanitaire et sociale  de la femme de la mère et de l’enfant;
  • Accroitre les mécanismes de financement des femmes;
  • Elaborer une politique nationale de l’entreprenariat féminin;
  • Intensier la lutte contre violence faite aux femmes (52% selon l’EDS II) car malgré les efforts fournis par le gouvernement les violences persitent;
  • De prendre des mesures incitatives pour encourager les filles à poursuivre les études supérieures;
  • Mettre en place un mécanisme pour l’intégration socio économique du genre dans les politiques de développement;
  • Le financement des programmes d’alphabétisation normale et  fonctionnelle;
  • Promouvoir un programme d’autonomisation des familles monoparentales dont les femmes sont chefs de ménage.

 

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