Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies

Où en sommes nous?

Centre de traitement ambulatoireLe Centre de traitement ambulatoire aide au depistage. Photo: PNUD

L’Objectif 6 du millénaire pour le développement vise à combattre le VIH/Sida, le paludisme et les autres maladies. Il est centré sur trois cibles et dix indicateurs. Les cibles sont :

  • Cible 6A: D’ici à 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/Sida et commencé à inverser la tendance actuelle
  • Cible 6B: D’ici 2010, assurer à tous ceux qui en ont besoin l’accès aux traitements contre le VIH/sida
  • Cible 6C: D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres grandes maladies et commencé à inverser la tendance actuelle

Les tendances mondiales
Au niveau mondial, l’incidence du VIH diminue régulièrement dans la plupart des régions; mais 2,5 millions de personnes sont nouvellement infectées chaque année.

  • En 2011, le nombre d’enfants de moins de 15 ans infectés par le VIH a diminué de 230 000 par rapport à 2001.
  • Fin 2011, huit millions de personnes recevaient une thérapie antirétrovirale contre le VIH.
  • Durant la décennie 2000, 1,1 million de décès dus au paludisme ont été évités.
  • Le traitement contre la tuberculose a sauvé quelque 20 millions de vies entre 1995 et 2011.

Les progrès du Gabon vers l’OMD 6
La propagation du VIH a été stoppée et il existe maintenant une inversion de la tendance de l’épidémie au Gabon. Après un pic de 6230 nouvelles infections en 2000, le pays connaît une chute globale des nouvelles infections supérieure à 50% (1015 nouvelles infections en 2012). Malgré ces résultats encourageants, le Gabon continue de faire face à une épidémie de type généralisée
En effet, la prévalence parmi les personnes âgées de 15 à 24 ans est estimée à 1,5% en 2012 contre 2,3% en 2007. Pour les personnes âgées de 15 à 49 ans, ce taux est passé de 8,1% en 2000 à 4,1% en 2012.
Une analyse du taux de prévalence du VIH en 2012 fait ressortir de grandes disparités selon le sexe, l’âge et la région.  En effet, la prévalence du VIH est nettement plus élevée parmi les femmes (5,8 %) que parmi les hommes (2,2 %). La prévalence du VIH est très élevée parmi les veuves (13,1 %) et les divorcées/séparées (11,1 %).

Le Paludisme reste la première cause de morbidité tous âges confondus. Il représente la principale cause de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Des études avancent un taux de morbidité qui varie entre 31 % et 71 % au Gabon. Le paludisme pose à la fois un problème de prévention du fait de la faible proportion des enfants dormant sous moustiquaire imprégnée d’insecticide (38,8% en 2012)  et de traitement avec seulement 25,9% des enfants de moins de 5 ans dont la fièvre a été traitée de manière appropriée avec des antipaludéens en 2012.

Le taux de prévalence de la tuberculose ne cesse d’augmenter et a atteint selon les dernières estimations 505 pour 100000 habitants. Cette tendance sonne l’alarme pour un renforcement de la lutte contre la maladie.

 Evolution du taux de prévalence du VIH/Sida des 15 à 49 ans de 1990 à 2015 au Gabon (en %) Sources : PNLS, PNLT, EDS 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

Défis pour atteindre les cibles
L’engagement national à la riposte de l’épidémie du sida est techniquement caractérisé par la mise en œuvre du Plan Stratégique National (PSN) de lutte contre le sida et du plan d’action qui en découle. Cet engagement est également caractérisé par la mise à disposition des documents de référence qui fixent le cadre des différentes interventions nécessaires à la lutte contre le VIH/sida.
Les financements alloués par l’Etat ont particulièrement permis au Gabon d’investir dans la décentralisation de l’offre de soins sur toute l’étendue du territoire et de mettre en place une politique de prise en charge médicale.
Face à ce constat et pour marquer son rôle de leadership national, en 2011 le Président de la République a pris d’importantes mesures en vue de re-booster la lutte contre le VIH/sida au niveau national, parmi lesquelles :

  • l’augmentation de 150% des ressources financières allouées à la lutte contre le sida;
  • la gratuité du traitement antirétroviral à tous les patients vivant avec le VIH;
  • la prise en charge des examens biologiques et des médicaments pour les infections opportunistes par l’assurance maladie;
  •  la gratuité de l’accouchement pour les femmes infectées par le VIH/sida;
  •  la décentralisation de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH;
  • la création des comités ministériels de lutte contre le sida ainsi l’allocation d’une ligne budgétaire pour le fonctionnement desdits comités;
  • l’intégration des curricula sur le VIH dans les programmes scolaires;
  •  la création des clubs info sida dans tous les établissements secondaires et universitaires;
  •  l’intensification des actions de préventions.

Cet engagement du Président de la République a également été marqué cette même année  par l’adoption au Conseil de sécurité de la Résolution 1308 sur le VIH/sida présenté par la diplomatie gabonaise en partenariat avec l’ONUSIDA.
Les défis sont nombreux  pour mener à bien la lutte contre le VIH/SIDA. Il s’agit principalement de : i)    briser les tabous religieux et coutumiers qui entravent l’utilisation de la contraception dans les zones rurales ; ii) favoriser l’accès des populations à l’ARV ; sensibiliser les populations sur l’importance de l’utilisation des préservatifs ;  iii)    renforcer les capacités opérationnelles des différentes provinces et département en matière de lutte contre le SIDA, le paludisme et autres maladies;  iv) intensifier les campagnes de communication et de sensibilisation sur le VIH/Sida ;  v) prendre en charge les personnes vivant avec le virus du SIDA.

Efforts de prévention et traitement du VIH/Sida: Dans le domaine de la prévention des efforts restent à consentir. Les principaux axes de prévention sont : la sensibilisation de masse et la sensibilisation ciblée, la promotion du port du préservatif, le dépistage du VIH, la prévention et la prise en charge des IST, l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (ETME).et la sécurité transfusionnelle.
La mise en œuvre des interventions dans ces axes de prévention visent notamment à réduire les comportements à risque de transmission du VIH. Les efforts de prévention sont faits  à travers des activités de communication, de conseil et dépistage et de ETME.

Lutte contre le paludisme, la tuberculose et les autres maladies : Le Gabon connaît depuis quelques années un développement préoccupant de certaines maladies émergentes et ré émergentes. Ainsi trois épidémies d’Ebola ont été enregistrées entre 1995 et 2001. De plus des foyers de trypanosomiases et de tuberculose réapparaissent dans certaines régions.
Le Gouvernement s’est engagé à augmenter sa dotation en médicaments anti tuberculeux, à la gratuité du traitement et à l’élaboration d’un plan stratégique de lutte contre la tuberculose pour 2013-2017.


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